Aéronautique

Le secteur aéronautique subit les exigences et les contraintes du transport aérien qu’il doit intégrer dans sa propre logique industrielle. Aujourd’hui ce secteur est ainsi marqué par plusieurs contraintes et exigences :

  • Pression à la baisse sur les coûts d’exploitation générant une complexité croissante des contrats de maintenance (à l’heure de vol, au nombre de cycles, gestion de stock intégrées ou non, exclusions en nombre variable)
  • Nécessaire renouvellement des flottes par des aéronefs de dernière génération plus économes en carburant
  • Introduction de nouvelles technologies qui entraînent une redistribution des positions entre les industriels du secteur
  • Programmes de plus en plus couteux qui requièrent une reconfiguration de la chaîne de valeur (migration des acteurs historiques vers l'aval, développement d'acteurs low-cost en amont) et le déploiement de systèmes de production intégrés complexes

Si la hausse des coûts de financement peut remettre en question les plans d'investissement de leurs clients, le principal défi pour les industriels reste la mise en œuvre efficace du système de production complexe requis pour partager les risques des nouveaux programmes et en optimiser la profitabilité. En particulier, trois domaines se dégagent :

  • Pilotage : contrôle de tous les paramètres critiques, responsabilités en cascade, optimisation de la productivité
  • Supply chain : continuité des opérations, minimisation des stocks intermédiaires et des coûts
  • Système de production : interfaces avec les partenaires, notamment nouveaux low-cost (Afrique du Nord, Europe de l'Est, Extrême Orient), partage des standards / outils / bonnes pratiques 

A plus long terme, la volonté croissante des OEM de capturer de la valeur en aval par des prestations de service et de maintenance peut modifier en profondeur la chaine de valeur : les MRO doivent préparer leur réponse en recherchant une taille critique, en améliorant  leur position de coût et en capitalisant sur leur indépendance et leur savoir-faire ; quant aux OES, il leur faut protéger leur pouvoir de négociation en packageant leurs propres offres vis-à-vis des clients finaux